Lors de notre dernière session de PleinTonCast, enregistrée aux Studios Piccolo de Montréal le 7 septembre dernier, nous avons eu la chance de faire connaissance avec l'un des membres du groupe Maken Kozapo. En plus d'assister à la session d'enregistrement en cours, il nous a fait entendre le CD du groupe pour lequel nous avons craqué. À voir et à entendre absolument!
Maken Kozapo c'est : Maxime Landry (Guitare rythmique, piano et voix), Patrick Francke-Sirois (Guitare mélodique), Charles Prénoveau-Giguère (Basse) et Jean Sébastien Massol (Batterie).
Leur rock alternatif francophone s’inspire du cinéma, du café, de l’amour, du vin, de la bière et du ping-pong... de même que du rock pur et dur, du jazz, de la musique du monde, du classique, de la peinture et de la photo.
Ils ont récemment remporté la finale locale de Cégep en spectacle du Cégep Saint-Laurent!
Ils ont maintenant une trentaine de spectacles à leur actif, dont le Festirock de Richmond 2007 et le OFF Festival de Québec 2007. Notons aussi qu’ils ont terminé troisième au Canada lors du concours EMERGENZA 2006 et qu’ils ont gagné le premier prix dans la catégorie composition à l’édition Musifonie 2005.
Ils ont joué à la Salle André Mathieu, au Club Soda, au Petit Campus, au Petit Medley, au Medley, au Quai des Brumes, etc. avec des groupes tels que Harvee, Percy Farm, Plaza Musique et autres.
Maken Kozapo aime la musique!
Pour connaître l’origine du nom « Maken Kozapo » et pour entendre leur musique, nous vous invitons à vous rendre sur le site suviant : www.myspace.com/makenkozapo !!!
Voici donc trois de nos pièces coup de coeur (Fée imaginaire, Désert d'enfer, Miss parano) tirées de leur album intitulé « Le zèbre » qui nous sommes convaincus, vous mettront l'eau à la bouche!
1er extrait : Fée imaginaire.
2e extrait : Désert d'enfer.
3e extrait : Miss parano
.
«Apprécier la musique ou la radio ce n'est pas qu'entendre ce que l'on écoute, c'est pouvoir, vouloir et savoir écouter ce qu'on y entend».
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Au Japon, à la fin du 12ème siècle (donc tout juste à la fin de l’époque de Heian) apparaît la forme de musique appelée (ou plutôt surnommée) le « Maken Kozapo ».
Ce style musical, qui s’éteignit après quelques années d’existence seulement, est caractérisé par son rythme étonnamment régulier pour l’époque (en effet, la musique classique occidentale et le gagaku, toutes deux des formes représentatives de la musique japonaise de cette époque, sont caractérisées par leurs pièces au tempo fluctuant). Son apparente simplicité ainsi que ses mélodies courtes et faciles à retenir caractérisent ce courant.
Il est même possible aujourd’hui, de faire des liens entre cette musique et la musique populaire occidentale qui se base sur des principes semblables. Cette musique avant-gardiste aurait dû survivre et s’épanouir longtemps, mais c’était sans compter les ruptures du temps.
Effectivement, si vous connaissez moindrement l’histoire du Japon, vous savez que la fin du douzième siècle représente une période très tumultueuse pour ce magnifique pays qui connaît quelques révolutions marquantes en l’espace d’une trentaine d’années.
C’est durant ces années que la classe guerrière fera son entrée dans l’influence de la cour impériale et c’est aussi à ce moment que sera formé le premier gouvernement Samouraï.
Toute cette agitation mènera à la guerre de Gempei qui se terminera cinq ans plus tard avec l’élimination du clan Taira.
Ironie du sort, ce clan avait développé le « Maken Kozapo » pour aller en guerre. Les mélodies simples étaient dures à oublier et les rythmes réguliers, parfois lents, parfois rapides, donnaient du courage aux guerriers du clan. La raison de la disparition de ce style musical est donc très simple, elle concorde avec l’anéantissement de ses créateurs.
Cet élément culturel s’est perdu au Japon. Mais celui-ci aurait bien pu devenir une des sources du « rock contemporain », au même titre que le « Blues » et le « Jazz ».
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